Solidarité avec Alix et touTEs les transpédébigouines victimes de la répression !

Nous relayons ci-dessous un appel à la solidarité financière. Pour le don en ligne c’est ICI

Le 2 octobres 2014, je comparaissais avec un camarade devant le tribunal de Police pour avoir perturbé une distribution de tracts de la Manif pour Tous. Étant une jeune femme trans en début de transition, j’ai du revêtir mon nom et mon identité de naissance au moment du procès pour ne pas risquer de jouer en ma défaveur. Alors que les contradictions de la partie adverse avaient été mises en évidence par ma défense et que le Procureur avait requis une relaxe pure et simple pour mon cas, le tribunal de proximité de Paris en a décidé autrement et m’a condamnée, sans preuves, le 11 décembre dernier. N’ayant pas les moyens ni l’énergie nécessaire, j’ai renoncé à faire appel. Étant étudiante et sans revenus autres que l’aide de mes proches, je dois encore rembourser mes frais d’avocat auprès des personnes qui me les ont avancé.

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Queers contre le « Pinkwashing » israélien !

Nous dénonçons le « pinkwashing » en tant que politique de l’Etat colonial israélien. Il vise à solidariser les LGBT du monde entier avec son projet de nettoyage ethnique en vendant une fausse image « gay-friendly » d’Israël, et en particulier Tel-Aviv.

Israël n’est ni un paradis pour les LGBT, ni la « seule démocratie du Moyen-Orient ». Israël est une entité coloniale et raciste, et le poste avancé des pays impérialistes dans la région.

Le pinkwashing s’appuie sur le nationalisme et le racisme qui gangrène une partie de la communauté LGBT dans les pays impérialistes, notamment le discours arabophobe qui sous-entend que tout arabe est homophobe.

Pour notre part, nous rejetons le pinkwashing pour ce qu’il est : un outil de promotion du colonialisme. Par ailleurs, nous soutenons le droit inaliénable à la résistance palestinienne pour la libération de sa terre de la Mer au Jourdain.

Nous soutenons en particulier nos sœurs et frères de « Palestinian Queers for Boycott, Divestment & Sanctions » qui se battent pour la justice en Palestine occupée et dans la diaspora.

Nous combattons les tentatives, ici en France, qui visent à solidariser les LGBT avec la cause sioniste et toutes autres causes chauvines et réactionnaires.

Nous refusons de servir de justifications au colonialisme tout comme au racisme.

Stop à l’homonationalisme ! Stop au pinkwashing !

Queers vénères et sans frontières !

toronto-trans-march-2012-21Le pinkwashing israélien en image : ICI

On a fait le plein d’enculéEs contre la répression… MERCI!

C’est finalement une quarantaine de personnes au débat et plus de 120 personnes qui sont venues faire la fête avec nous à la soirée « Les enculéEs contre la répression ».

Nous tenions à remercier toutes les personnes nous ayant donné un coup de main.

A notre camarade de la grève illimitée de Barcelone (Vaga de Totes), un merci tout particulier pour sa présence sur Toulouse samedi! Et pour avoir acceptée notre invitation!

Merci également aux travailleuses et copines de Griselidis et du STRASS d’avoir été présentes pour la discussion autour des luttes féministes, transpédégouines et des travailleuses du sexe.

Un grand merci à l’équipe bouffe, qui comme à son habitude a régalé son monde.

Un clin d’œil aussi au barman-coktail! Bloody Mary, Cubalibre, Mojito et l’on en passe ont rendu encore plus swag le bar de soutien.

DJ Boring, DJ Lipsthich et DJ SalavajA : bravo et merci d’avoir animé la soirée jusqu’au bout de la nuit et ce malgré quelques déboires technico-électriques au début…

A touTEs les individuEs présentEs à la soirée : un grand MERCI!

Et bien sûre, merci au TDB de nous avoir accueilli!

Nos résistances sont à construire, ensemble. C’était le but de cette soirée.

S’amuser mais aussi se rencontrer, s’entraider et riposter !

Pour toutes les fabuleuses personnes qui souhaitent continuer l’aventure avec nous, n’hésitez pas à nous faire signe, par mail, par Facebook ou tout autre moyen.

Pendant le débat, nous étions bien sages...

Pendant le débat, nous étions bien sages…

Appel à manifestation contre la pénalisation des prostituées et leurs clients

Le collectif Riposte Radicale soutient cette initiative et appelle à y participer. Pour l’occasion, nous ferons une petite collecte en soutien à Dolorès. Préparez votre monnaie! 😉

Les 30 et 31 mars prochains, le Sénat discutera la proposition de loi de « lutte contre le système prostitutionnel » déjà votée par l’Assemblée en décembre 2013. Si la commission spéciale du Sénat chargée d’examiner la loi avant sa discussion a retiré les articles 16 et 17 visant à pénaliser les clients de prostituées, cette mesure pourrait notamment revenir lors de la discussion via des amendements.

Nous rappelons donc que toute mesure de pénalisation, directe ou indirecte, de l’exercice de la prostitution, ne fait que fragiliser les prostituées et n’apporte aucune réponse aux problèmes qu’elles peuvent rencontrer (précarité, exploitation, violences, traite). La pénalisation des clients est notamment dénoncée par l’ONUSIDA, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la Commission Nationale Consultative pour les Droits de l’Homme (CNCDH), et l’ensemble des organisations de prostituées, de santé communautaire avec les prostituées, ou de lutte contre le sida, parce qu’elle les isole, les précarise, accroit leur insécurité, et augmente les risques sanitaires auxquels elles et ils font face. Le débat sur la pénalisation des clients, de plus, détourne l’attention de ce qui devrait pourtant rassembler toutes les forces progressistes et féministes, à savoir aider les prostituées à améliorer leurs conditions de vie et de travail, impliquant la possibilité d’arrêter la prostitution pour celles et ceux qui le souhaitent.

La vulnérabilité des prostituées aux violences et à l’exploitation ne sera pas combattue par des mesures punitives et policières, mais par des mesures sociales, lesquelles sont justement les grandes absentes de cette proposition de loi. Plutôt qu’un conditionnement des (maigres) aides sociales à l’arrêt de la prostitution, plutôt qu’un conditionnement de l’abrogation du délit de racolage à la pénalisation des clients, et plutôt que des titres de séjour précaires, nous défendons l’accès aux droits dans le respect du parcours et des décisions des personnes, des régularisations qui permettent l’accès à la justice pour les victimes de violences ou d’exploitation, et l’abrogation immédiate du délit de racolage et des arrêtés municipaux interdisant l’espace public aux prostituées.

Nous appelons donc à manifester contre cette proposition de loi, contre la pénalisation des clients, et pour le respect des droits des prostituées.

À PARIS : Samedi 28 mars, 14H à PIGALLE.

À TOULOUSE : Vendredi 27 mars, 17H Place Belfort

Premiers signataires : Acceptess-T, Action Radicale Feministe (collectif feministe de l’ENS Ulm), Act up-Paris, Act up-Sud Ouest, AIDES, Les Amis du Bus des Femmes, Arc en Ciel, Cabiria, La Case de santé, La Clique : Le Collectif Féministe & Djendeur de l’EHESS, Collectif 8 mars pour touTEs, Collectif des Femmes de Strasbourg-saint Denis, Djendeur Terroristas, Entr’Actes, Femmes en Lutte 93, les Flamands Roses, Grisélidis, I.P.P.O., J’En Suis, J’Y Reste, centre LGBTQIF de Lille NPDC, OCML-Voie Prolétarienne, Planning Familial 31, Riposte Radicale, Roses d’Acier, Solidaires étudiant-e-s, Santé Active et Solidaire, STRASS-Syndicat du Travail Sexuel, Support Transgenre Strasbourg, Syndicat de la Magistrature

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Soirée – Les enculéEs contre la répression !

Riposte Radicale vous invite à une soirée féministe en soutien à Dolorès* le samedi 28 mars: les enculéEs contre la répression, à partir de 18h au TDB (squat féministe transpédégouines au 89ter rue de Fenouillet, métro Barrière de Paris à Toulouse). Non mixité: meufs, pédés, gouines, trans’* et travailleuses du sexe.

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Au programme:

– 18h: discussion sur les alliances entre transpédégouines et travailleuses du sexe autour de la répression.

En présence de copines de la Grève illimitée féministe de Barcelone (« Vaga de totes »), du STRASS (Syndicat du Travail Sexuel) et de pleins d’autres folles et fabuleuses. Viens discuter répressions, luttes féministes et de ce que tu veux…

– 21h: bouffe vegan

– 23h: boom avec DJ Boring, DJ Lipstitch et DJ SalvajA + surprises!

Table de presse de Riposte Radicale tout au long de la soirée et bar de soutien.

Entrée à prix libre!

(Une sucette offerte!)

 Parlez-en autour de vous et venez nombreuSES contre la répression des transpédégouines, des meufs et des travailleuses du sexe!

*Dolorès, personne trans’* et travailleuse du sexe s’est vue condamner par la justice le 15 octobre dernier à une peine d’amende à hauteur de 1 000 euros pour avoir défendu ses droits et ceux des autres travailleurEUSES lors d’un rassemblement anti-prostitution en septembre dernier. Et pour avoir dénoncer le caractère abject de ce rassemblement en participant à un contre-rassemblement. (Pour plus d’information: http://iaata.info/Communique-de-soutien-a-Dolores.html)

Aujourd’hui, condamnée à une peine d’amende de 1 000 euros mais également aux frais de dépens (avocat de la partie adverse) qui s’élève à 600 euros, Dolorès doit faire face à une répression financière s’élevant au total à 1 600 euros.

Trans’* : personnes transsexuelles ou transgenre (vivant dans un autre genre que celui de leur naissance)

En finir avec le placard – Recueil de texte de prisonnierEs politiques LGBT

10978625_900147406683887_6536293993875446742_nCliquer sur l’image pour lire la brochure au format PDF

Introduction

Soledad et associées

« Pourquoi je n’ai jamais entendu parler de vous avant ? » Cette interrogation, formulée par les Queers United in Support of Political Prisoners dans leur entretien avec Linda Evans*, Laura Whitehorn* et Susan Rosenberg*, nous nous la sommes posée.

Avec les années et une certaine habitude du soutien, en France, aux prisonnier.e.s, qu’ils.elles soient politiques ou de droit commun, nous avons fait deux constats. D’abord, nous n’avons été que très rarement investies dans la solidarité avec des prisonnier.e.s LGBT. Ensuite, dans la lutte anticarcérale et dans le soutien aux prisonnier.e.s, qu’ils.elles soient politiques ou de droit commun, les organisations et les personnes LGBT sont peu présentes, ce à quoi s’ajoute l’invisibilité de leurs luttes concernant les formes spécifiques de répression ou d’incarcération auxquelles ils.elles sont confronté.e.s.

« Pourquoi je n’ai jamais entendu parler de vous avant ? » Cette interrogation n’est pas arrivée par hasard. Elle est le fruit de rencontres et de lectures, notamment la brochure Femmes trans en prison. Puis, ces dernières années, les mobilisations internationales pour Cece McDonald et Chelsea Manning (voir Ressources, p. 46) nous ont fait prendre conscience de ce qui nous semble constituer des lacunes dans les luttes menées en France pour les prisonnier.e.s politiques et l’abolition de la prison.

Le but de cette brochure est d’ouvrir une brèche. Tous les prisonniers ne sont pas des hommes. Tous les prisonniers ne sont pas hétérosexuels. Tous les prisonniers ne sont pas cisgenres*. Les personnes LGBT, notamment les femmes trans, sont surreprésentées en prison et les peines qu’elles effectuent, dans des conditions souvent particulièrement difficiles, ont des conséquences (santé, vie sociale, etc.) bien plus lourdes que pour le reste de la population (toutes choses égales par ailleurs).

Les textes rassemblés dans cette brochure retracent le parcours et les analyses politiques de prisonnier.e.s LGBT aux États-Unis issu.e.s de ce que l’on réunira rapidement sous l’étiquette de l’extrême-gauche révolutionnaire, anti-impérialiste et antiraciste. A notre sens, ils font bien apparaitre à quelles difficultés spécifiques ont été confrontées les auteur.e.s en prison, mais aussi la façon dont se sont forgées des alliances dans la lutte pour la libération des prisonnier.e.s politiques.

Sommaire

* Introduction

Soledad et associées

5

* Les gouines et les pédés veulent savoir… : Une interview avec des prisonnières politiques lesbiennes

Une interview de Linda Evans*, Laura Whitehorn* et Susan Rosenberg* par le QUISP (Queers United in Support of Political Prisoners)

7

* Trois décennies de solidarité queer et de luttes radicales : une histoire riche

Bob Lederer

24

* Des militant.e.s queers se joignent à une large action de désobéissance civile…

Simon Nkoli Queer Crusaders en solidarité avec les prisonnier.e.s politiques

33

* One herstory of Out of Control Lesbian committee to support women political prisoners and POWs, 1986-2008

B 8 (rita d. brown) et Jane Segal, 2008

37

* Ressources

46

* Lexique

49

* Biographies

52

Le Planning Familial de Haute-Garonne ne doit pas fermer, mobilisons-nous !

Le Planning Familial 31 (PF31) existe depuis 1974 à Toulouse. Il est une des émergences des luttes menées pour l’accès à la contraception et à l’avortement. Défendre ces droits est une des conditions primordiales pour l’égalité femmes-hommes. Le fait que le Planning Familial se soit inscrit dans cette histoire des luttes en fait un lieu emblématique à Toulouse et ailleurs.
Aujourd’hui, nous avons toujours besoin de lieux pour accueillir gratuitement des femmes, parler de violences, s’assurer l’accès à une IVG, choisir une contraception, poser des questions qu’on oserait pas poser ailleurs, accéder gratuitement à des préservatifs, déconstruire des normes sexuelles, faire un test de grossesse, parler d’un viol, parler des sexualités, parler de son couple, être accompagnée pour un avortement après 12 semaines de grossesse, être écoutéE sans jugement, …
Parce que nous manquons déjà d’endroits pour tout cela, le Planning Familial 31 reste un lieu ressource essentiel pour ne pas laisser des personnes dans l’isolement et sans solution.
Parce que l’avortement, la contraception, la santé des femmes ne peuvent être effectifs et défendus par de simples déclarations et des mesures d’affichage. Nous avons besoin, chaque jour, d’outils concrets, de temps et de personnes pour défendre l’égalité femmes-hommes, lutter contre les violences, accéder à nos droits. Le Planning Familial 31 est un de ces outils.
Pourtant, Le Planning Familial 31 est menacé de fermeture définitive en mars 2015.
Ici comme ailleurs, les difficultés qui semblent ponctuelles révèlent un déficit structurel de moyen et de soutien. En Haute-Garonne, avec seulement 3 salariées et des bénévoles, pour un territoire de plus d’un million d’habitantEs, le Planning Familial 31, comme beaucoup d’autres associations, a besoin de subventions de fonctionnement, de financements pérennes pour sortir de la survie au jour le jour. Depuis novembre 2014, l’association interpelle ses financeurs pour leur faire part de ses difficultés financières et de sa grande précarité. Sans solution ni engagement depuis lors, nous nous mobilisons aujourd’hui pour empêcher sa fermeture.
L’urgence de la situation rend le soutien de ses financeurs primordial et nous amène à exiger l’organisation d’une table ronde dans les prochains jours afin de trouver les moyens nécessaires au maintien du PF 31.
Pour en savoir plus, se mobiliser, échanger :
un rassemblement est organisé le vendredi 13 février à 16h,
Métro Jean Jaurès (Allées F. Roosevelt) à Toulouse
Les organisations signataires soutiennent la démarche du PF31 et appellent à la mobilisation organisée : Act Up 31, Alternative Libertaire 31, APIAF, APRISS, ATTAC 31, CGT-UD 31, La Case de Santé, Du côté des femmes, Ensemble 31, Europe Ecologie les Verts (groupe local), Faire Face, Femmes de papier, FSU 31, Grisélidis, LDH Toulouse, NPA 31, OCML Voie Prolétarienne Toulouse, Riposte Radicale, SAS, SAVIF/PEA, Solidaires 31, Solidaires Etudiant-e-s Toulouse, STRASS, Sud Santé Sociaux 31, Toulouse Vert Demain, UNEF Toulouse, Université Populaire Toulouse.

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