On a fait le plein d’enculéEs contre la répression… MERCI!

C’est finalement une quarantaine de personnes au débat et plus de 120 personnes qui sont venues faire la fête avec nous à la soirée « Les enculéEs contre la répression ».

Nous tenions à remercier toutes les personnes nous ayant donné un coup de main.

A notre camarade de la grève illimitée de Barcelone (Vaga de Totes), un merci tout particulier pour sa présence sur Toulouse samedi! Et pour avoir acceptée notre invitation!

Merci également aux travailleuses et copines de Griselidis et du STRASS d’avoir été présentes pour la discussion autour des luttes féministes, transpédégouines et des travailleuses du sexe.

Un grand merci à l’équipe bouffe, qui comme à son habitude a régalé son monde.

Un clin d’œil aussi au barman-coktail! Bloody Mary, Cubalibre, Mojito et l’on en passe ont rendu encore plus swag le bar de soutien.

DJ Boring, DJ Lipsthich et DJ SalavajA : bravo et merci d’avoir animé la soirée jusqu’au bout de la nuit et ce malgré quelques déboires technico-électriques au début…

A touTEs les individuEs présentEs à la soirée : un grand MERCI!

Et bien sûre, merci au TDB de nous avoir accueilli!

Nos résistances sont à construire, ensemble. C’était le but de cette soirée.

S’amuser mais aussi se rencontrer, s’entraider et riposter !

Pour toutes les fabuleuses personnes qui souhaitent continuer l’aventure avec nous, n’hésitez pas à nous faire signe, par mail, par Facebook ou tout autre moyen.

Pendant le débat, nous étions bien sages...

Pendant le débat, nous étions bien sages…

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Appel à manifestation contre la pénalisation des prostituées et leurs clients

Le collectif Riposte Radicale soutient cette initiative et appelle à y participer. Pour l’occasion, nous ferons une petite collecte en soutien à Dolorès. Préparez votre monnaie! 😉

Les 30 et 31 mars prochains, le Sénat discutera la proposition de loi de « lutte contre le système prostitutionnel » déjà votée par l’Assemblée en décembre 2013. Si la commission spéciale du Sénat chargée d’examiner la loi avant sa discussion a retiré les articles 16 et 17 visant à pénaliser les clients de prostituées, cette mesure pourrait notamment revenir lors de la discussion via des amendements.

Nous rappelons donc que toute mesure de pénalisation, directe ou indirecte, de l’exercice de la prostitution, ne fait que fragiliser les prostituées et n’apporte aucune réponse aux problèmes qu’elles peuvent rencontrer (précarité, exploitation, violences, traite). La pénalisation des clients est notamment dénoncée par l’ONUSIDA, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la Commission Nationale Consultative pour les Droits de l’Homme (CNCDH), et l’ensemble des organisations de prostituées, de santé communautaire avec les prostituées, ou de lutte contre le sida, parce qu’elle les isole, les précarise, accroit leur insécurité, et augmente les risques sanitaires auxquels elles et ils font face. Le débat sur la pénalisation des clients, de plus, détourne l’attention de ce qui devrait pourtant rassembler toutes les forces progressistes et féministes, à savoir aider les prostituées à améliorer leurs conditions de vie et de travail, impliquant la possibilité d’arrêter la prostitution pour celles et ceux qui le souhaitent.

La vulnérabilité des prostituées aux violences et à l’exploitation ne sera pas combattue par des mesures punitives et policières, mais par des mesures sociales, lesquelles sont justement les grandes absentes de cette proposition de loi. Plutôt qu’un conditionnement des (maigres) aides sociales à l’arrêt de la prostitution, plutôt qu’un conditionnement de l’abrogation du délit de racolage à la pénalisation des clients, et plutôt que des titres de séjour précaires, nous défendons l’accès aux droits dans le respect du parcours et des décisions des personnes, des régularisations qui permettent l’accès à la justice pour les victimes de violences ou d’exploitation, et l’abrogation immédiate du délit de racolage et des arrêtés municipaux interdisant l’espace public aux prostituées.

Nous appelons donc à manifester contre cette proposition de loi, contre la pénalisation des clients, et pour le respect des droits des prostituées.

À PARIS : Samedi 28 mars, 14H à PIGALLE.

À TOULOUSE : Vendredi 27 mars, 17H Place Belfort

Premiers signataires : Acceptess-T, Action Radicale Feministe (collectif feministe de l’ENS Ulm), Act up-Paris, Act up-Sud Ouest, AIDES, Les Amis du Bus des Femmes, Arc en Ciel, Cabiria, La Case de santé, La Clique : Le Collectif Féministe & Djendeur de l’EHESS, Collectif 8 mars pour touTEs, Collectif des Femmes de Strasbourg-saint Denis, Djendeur Terroristas, Entr’Actes, Femmes en Lutte 93, les Flamands Roses, Grisélidis, I.P.P.O., J’En Suis, J’Y Reste, centre LGBTQIF de Lille NPDC, OCML-Voie Prolétarienne, Planning Familial 31, Riposte Radicale, Roses d’Acier, Solidaires étudiant-e-s, Santé Active et Solidaire, STRASS-Syndicat du Travail Sexuel, Support Transgenre Strasbourg, Syndicat de la Magistrature

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Soirée – Les enculéEs contre la répression !

Riposte Radicale vous invite à une soirée féministe en soutien à Dolorès* le samedi 28 mars: les enculéEs contre la répression, à partir de 18h au TDB (squat féministe transpédégouines au 89ter rue de Fenouillet, métro Barrière de Paris à Toulouse). Non mixité: meufs, pédés, gouines, trans’* et travailleuses du sexe.

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Au programme:

– 18h: discussion sur les alliances entre transpédégouines et travailleuses du sexe autour de la répression.

En présence de copines de la Grève illimitée féministe de Barcelone (« Vaga de totes »), du STRASS (Syndicat du Travail Sexuel) et de pleins d’autres folles et fabuleuses. Viens discuter répressions, luttes féministes et de ce que tu veux…

– 21h: bouffe vegan

– 23h: boom avec DJ Boring, DJ Lipstitch et DJ SalvajA + surprises!

Table de presse de Riposte Radicale tout au long de la soirée et bar de soutien.

Entrée à prix libre!

(Une sucette offerte!)

 Parlez-en autour de vous et venez nombreuSES contre la répression des transpédégouines, des meufs et des travailleuses du sexe!

*Dolorès, personne trans’* et travailleuse du sexe s’est vue condamner par la justice le 15 octobre dernier à une peine d’amende à hauteur de 1 000 euros pour avoir défendu ses droits et ceux des autres travailleurEUSES lors d’un rassemblement anti-prostitution en septembre dernier. Et pour avoir dénoncer le caractère abject de ce rassemblement en participant à un contre-rassemblement. (Pour plus d’information: http://iaata.info/Communique-de-soutien-a-Dolores.html)

Aujourd’hui, condamnée à une peine d’amende de 1 000 euros mais également aux frais de dépens (avocat de la partie adverse) qui s’élève à 600 euros, Dolorès doit faire face à une répression financière s’élevant au total à 1 600 euros.

Trans’* : personnes transsexuelles ou transgenre (vivant dans un autre genre que celui de leur naissance)