Un an après le meurtre fasciste de Clément : ni oubli, ni pardon !

Le 5 juin 2013, l’extrême droite a tué notre camarade Clément Méric. Un an après, nous ne pouvons que constater que les fascistes continuent de déverser leur haine, leur violence et leur racisme partout en Europe. Nous n’oublions pas les coups de feu contre un concert organisé par RUSF à Clermont-Ferrand et l’assassinat de Pavlos Fyssas, rappeur grec tué au couteau par les néonazis de l’Aube Dorée. Mais ces actions vont de pair avec la banalisation des discours racistes et xénophobes tant dans les medias que dans la politique institutionnelle. Il suffit de voir la politique « anti-rrom » mise en place par M. Valls ou la tentative de dédiabolisation du Front National.

La crise du capitalisme que nous traversons laisse place en Europe et en France au développement de partis ouvertement fascistes et néonazis comme l’Aube Dorée en Grèce et les groupes nationalistes dans l’Est de l’Europe.

Clément était un militan qui croyait fermement en l’égalité, la justice sociale et la lutte. Il détestait le racisme, l’homophobie, la violence d’Etat ; c’est un camarade qui avait décidé, suivant ses principes, de lutter contre le fascisme, idéologiquement comme dans la rue.

Et nous savons qu’il avait bien raison, la seule solution étant la lutte et l’organisation collective à tous les niveaux : idéologique, culturel et militant. On ne doit pas laisser la possibilité à l’extrême droite de s’implanter. Il n’y a pas de “liberté d’expression”, de “liberté de parole”… pour ceux qui nient toutes ces libertés. Pas de tolérance pour l’intolérance.

Ce sont les politiques de la droite comme de la gauche parlementaire qui ont favorisé la montée de l’extrême droite, ce qui nous a conduit à ce meurtre : la seule réponse possible et efficace est la lutte antifasciste et révolutionnaire.

Pour cela Clément doit vivre dans nos luttes, pour l’égalité, pour la justice sociale, pour se libérer du fascisme et du capitalisme. Pour Clément et pour les autres victimes du fascisme il n’y aura ni oubli ni pardon, rien ne restera impuni. Seule la lutte paie.

Rejoins le cortège unitaire de : CNT, Coup Pour Coup 31, OCML-VP, UAT

Jeudi 05 juin – 18h30 place du Capitole – Toulouse

L’évènement Facebook

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Climat Fasciste, Riposte Féministe !

ImageAppel à une grande Assemblée Générale féministe !
en non-mixité meufs, gouines, trans* et inter*
jeudi 5 juin à la Chapelle 
18h apéro, 19h AG
36 rue Danielle Casanova, Toulouse, M° Compans
Parce que le droit à l’avortement en Espagne est menacé par un projet de loi qui va restreindre quasi totalement l’accès à un avortement légal. Parce qu’en France, l’avortement est loin d’être libre, gratuit et sans conditions pour touTEs. Parce que le projet de loi autour de la Procréation Médicalement Assistée a été abandonné. Parce qu’aucune loi ne permet aux personnes trans et inter* de disposer librement de leurs identités, de leurs corps et de leurs vies. Parce que les actes lesbophobes, transphobes et homophobes sont encore monnaie courante alors que les réac’ cathos, de droite et autres extrêmes continuent de s’organiser et de déverser leur haine envers les minoriséEs sexuelles Parce qu’à Toulouse, Moudenc prévoit un arrêté municipal anti racolage, un arrêté anti-mendicité, a fermé une mosquée de quartier, ferme les squats, use et abuse des forces de l’ordre (il prévoit même de doubler les effectifs de la police municipale), mène un combat contre la « théorie du genre » dans les établissements municipaux et bien d’autres choses encore… Dans la continuité des rassemblements pour l’avortement en Espagne et de l’occupation du consulat d’Espagne en janvier dernier à Toulouse, retrouvons nous pour échanger, nous organiser et lutter touTEs ensemble dans un climat anti-féministe et répressif. Féministes tant qu’il le faudra !
Des féministes solidaires